Nadia Vadori-Gauthier

Danseuse et chorégraphe française et canadienne, née à Montréal, vit à Paris.
Ses propositions de recherche-création ont une vocation relationnelle et transpersonnelle : questionner les frontières entre l’art et la vie, le visible et l’invisible, le mouvant et la forme, afin de produire un art qui permette de tisser de nouveaux agencements collectifs interconnectant humain et non-humain.
Elle développe des alternatives à la représentation et aux modes dominants de visibilité/corporéité, envisageant les images et les formes comme vecteurs de connexion au vivant. Son travail investit une perspective éthique qui place la relation et la résonance à la source des processus. Elle compose avec la sensation, l’émotion, l’imaginaire, et l’inconscient, ainsi qu’avec une dimension vibratoire et énergétique qui l’engage à investir des états de perception modifiés proches du Butô. 
À l’intersection de sa pratique somatique, de Mouvement authentique, et de la composition instantanée,  elle a créé, au fil des ans, une technique de danse en relation aux environnements nommée Corps sismographe®, permettant d’interconnecter intériorité et extériorité, conscient et inconscient dans la composition. Elle a lancé cette année une formation professionnelle certifiante et des cartes à danser basées sur cette méthode.  La première édition a eu lieu en 2022-2023.
Elle développe des propositions en lien aux œuvres muséales et aux environnements naturels. Elle est, par ailleurs chorégraphe pour Le Corps collectif, avec lequel elle élabore de partitions chorégraphiques impliquant une dimension collective élargie. 
Depuis 2015, elle mène un projet chorégraphique quotidien de résistance poétique : Une minute de danse par jour, qui compose une oeuvre au long cours, se tissant à la fois d’éléments d’éléments personnels et collectifs, de quotidien et d’évènements de l’actualité. Un documentaire a été réalisé sur ce travail : Une joie secrète de Jérôme Cassou (sortie en salles en septembre 2019). En 2018, elle dirige la publication de l’ouvrage collectif Danser Résister (Éditions Textuel)
Lors des confinements, Nadia ouvre son protocole chorégraphique en lançant un appel public aux minutes de danse, qui constituent une archive historique de 5000 vidéos de cette période, vue aux travers des danses des gens dans les maisons, jardinets, appartements privés Lors du second confinement, elle danse dans les lieux de l’art et de la culture fermés au public pour défendre leur caractère essentiel.

Formée initialement à la danse classique : (Curso Coco Comin – Barcelone, conservatoires de Bourg-la-Reine (Jean-Pierre Martineau) et de Fontenay-aux-Roses (Nicole Toutain), Académie Chaptal (Nora Kiss), puis à la technique Graham, au jazz (Centre américain), au contemporain (Université Concordia), puis aux arts graphiques et plastiques : (École Supérieure Estienne, Massachusetts College of Art, Université Concordia, Université Paris 8),  elle complète sa formation par des stages et masterclasses (Nigel Charnock, Damien Jalet, Benoît Lachambre, Kirstie Simson, Julyen Hamilton, Maya Caroll…). Sa pratique chorégraphique est nourrie d’une dimension somatique approfondie, en dialogue avec les environnements (danse située) et les images vidéographiques.