Marion Sage

Marion Sage est une chorégraphe, chercheuse en danse et interprète installée à Bruxelles. Après sa formation en danse contemporaine au conservatoire national de Caen, elle se forme à l’analyse de geste et à l’histoire du spectacle vivant en suivant une licence puis un master en “Etudes en danse” à l’Université Paris 8. Son parcours de danseuse et performeuse se poursuit à Berlin où elle commence, en parallèle, un doctorat à la Freie Universität Berlin. En 2010, elle continue ce doctorat sur les danseureuses “de gauche” exilées de l’Allemagne nazie à l’Université de Lille (Titre : Danses modernes d’Allemagne à Paris : critiques de danses et danses critiques dans la France des années 30) où elle enseigne pendant dix ans au département des « Etudes en danse » ; l’espace  des  séminaires  lui permet de mettre en place des dispositifs où se croisent les expérimentations corporelles, les réflexions sociopolitiques contemporaines et l’analyse critique.

A côté de la recherche universitaire, Marion Sage a suivi la formation chorégraphique à l’Abbaye de Royaumont sur le thème de la citation en danse. A la suite de cette formation, le Vivat d’Armentières l’a accueilli pendant un an pour mener une recherche autour du geste de la voix (dans le cadre du dispositif « Pas-à-pas » de la Drac Hauts de France). C’est dans le cadre de Happynest, plateforme de soutien à l’émergence artistique dans le domaine de la performance, sous la direction du collectif Superamas, qu’elle a commencé son premier solo chorégraphique Grand tétras à partir des archives du danseur et jardinier Jean Weidt (Première : Raffinerie, Charleroi danse, mai 2021). elle poursuit ce travail autour des gestes de la terre à travers le projet Baves mené avec Anne Lepère et composé d’ateliers donnés en milieu rural et de recherches sonores, chorégraphiques et lumières. En ce moment, Marion Sage travaille sur le solo Jument à partir des archives de la danseuse moderne Julia Marcus.

En parallèle à ses propres recherches, L’artiste travaille avec d’autres chorégraphes en tant que performeuse (Pierre-Louis Kerbart, Lara Barsacq, Thibaud Le Maguer, Liaam Iman) ou en tant qu’accompagnatrice au projet ou regard extérieur (Compagnie Tumbelweed, Maud Pizon, Danya Hammoud, Marthe Degaille…).