Soirée PartaG#2 : 3 performances
Infos pratiques :
Vendredi 16 octobre 20h
Ouverture des portes à 19h30.
〓 Billetterie 〓
Tarifs : 8/10€/Gratuit pour les gentilléen.ennes
Maxime Arnould, Yoann Sarrat & Gouiny, Aurola Gyorfy
Trois performances qui traversent les relations entre corps et langage, les récits complotistes et les mémoires culturelles qui façonnent nos identités. Entre archives numériques, recherche chorégraphique et exploration du corps comme espace politique et sensible, cette soirée compose un dialogue entre présences, histoires et imaginaires contemporains.
Maxime Arnould

Pass
ion
4
Fear
Passion 4 fear est un solo performatif au plateau et en ligne, sur des récits complotistes et de leurs existences comme conséquence d’une politique structurée autour de la peur.
Dans une version performée et grandeur nature, à la manière d’un desktop-documentary, Passion 4 fear invite le public à déplacer son curseur pour démystifier ces récits et mettre à jour son système d’exploitation du réel. La matière première de cette pièce provient de la participation de Maxime Arnould aux réseaux complotistes qu’iel a « infiltréx », observéx et archivéx depuis 2021. Avec Passion 4 fear, Maxime Arnould plonge dans ses souvenirs personnels d’internet et revient sur l’infusion de récits complotistes 2.0 dans la société dans laquelle iel a grandi et dans laquelle nous vivons aujourd’hui.
Y
o
a
n
n
Sarrat
&
Gouiny
HDC.23
HDC.23 est une pièce performative mêlant danse (breakdance, contemporaine, expérimentale), lecture en voix sèche et gestes performatifs. Elle interroge les usages du mouvement, ses influences sur la diction, et retrace la quête presque métachorégraphique de son avènement, de sa mise en présence et de sa philosophie.
Par la mise en corps du texte et la mise en texte de la corporéité, dans la coprésence rendue possible par l’« ici et maintenant » de la performance, la pièce travaille des torsions visuelles et métaphoriques, au sein d’un monde où chair et Verbe se répondent, se tendent et parfois se saturent.
De la peau comme support d’écriture à la voix comme productrice d’injonctions chorégraphiques, du mouvement tordu à la lecture mise en tension, HDC.23 organise un dialogue permanent entre le corps et le texte. De ces circulations naissent des échos, des dissonances, des symétries, des asymétries, des phénomènes de diffraction et de rupture, le corps s’y affirmant comme « une digression permanente ».

Aurola
Gyorfy
Interior
Scroll
Cette performance propose une relecture contemporaine de *Interior Scroll* (1975) de Carolee Schneemann dans le contexte du capitalisme tardif et de l’ère numérique. L’œuvre revisite le geste de Schneemann comme un intertexte plutôt que comme une citation historique : non pas comme un hommage, mais comme une réouverture critique du corps en tant que lieu où se heurtent l’autonomie artistique, l’exposition politique et la médiation institutionnelle.
Dans Interior Scroll, le corps fonctionne à la fois comme archive, chambre de résonance et appareil de recherche. Au cœur de la performance se trouve un système d’hydrophone en direct placé dans le vagin, conçu pour capter en temps réel l’environnement acoustique interne du corps : contractions musculaires à basse fréquence, pulsations vasculaires, mouvements des fluides, pression par frottement, résonance respiratoire et textures micro-sonores instables générées par les changements de posture et l’effort. L’hydrophone agit comme un instrument transducteur qui rend matériellement audible l’intérieur du corps, habituellement inaccessible, traduisant les vibrations viscérales en un champ sonore élargi.
Crédits images dans l’ordre d’apparence : (c) Maxime Arnould 2026 / (c)Yoann Sarrat 2026 / (c) Bernard Bousquet POF 2026
[ frasq ] rencontre de la performance #18